La Rentrée Numérique 2026 démarre le 8 septembre prochain au Noom Hôtel de Dakar. Initié et organisé par GAINDE 2000, ce rendez-vous majeur de l’écosystème numérique se tiendra les 8 et 9 septembre 2026. Pour prendre part aux échanges, les inscriptions se poursuivent encore : inscrivez-vous dès maintenant à la Rentrée Numérique 2026.
Cette 5ᵉ édition, présentée comme une “Édition spéciale Afrique”, est placée sous le thème : “Le numérique au cœur des dynamiques géostratégiques : le défi africain”. Un thème qui place au centre des discussions les nouveaux rapports de force liés aux données, à l’intelligence artificielle, aux technologies numériques, à la cybersécurité, mais également les questions de dépendance technologique et de souveraineté.
Un catalyseur de l’écosystème numérique
Au fil des ans, la Rentrée Numérique est devenue un véritable catalyseur de l’innovation et du numérique au Sénégal. Dans un entretien accordé en juillet dernier au Tech Observateur, Aïssatou Kassé, Directrice de la Cellule de l’Administration Générale à GAINDE 2000 et Responsable coordinatrice de l’événementiel, décrivait la manifestation comme “un rendez-vous stratégique incontournable de l’écosystème numérique sénégalais”, capable de fédérer institutions publiques, entreprises privées, startups, partenaires techniques et financiers et monde académique autour d’une vision commune.
Cette évolution s’est notamment traduite par un changement de dimension. Selon Aïssatou Kassé, la Rentrée Numérique est passée “d’une simple vitrine technologique vers un véritable laboratoire de réflexion structurelle”. Là où les premières éditions permettaient principalement de montrer les initiatives et solutions existantes, le rendez-vous accueille désormais des discussions plus poussées sur la transformation digitale, la gouvernance, la confiance ou encore la souveraineté numérique.
La Rentrée Numérique entend également jouer un rôle de “liant” de l’écosystème, en rapprochant des univers qui ont parfois tendance à évoluer séparément. L’ambition, explique Aïssatou Kassé, est de “briser les silos qui freinent traditionnellement notre écosystème”, en réunissant autour d’une même table administrations, entreprises, startups, experts et citoyens. Une dynamique qui doit permettre de transformer la concertation en collaborations, puis en actions concrètes.
Relire l’entretien avec Aïssatou Kassé sur Le Tech Observateur
L’Afrique face aux nouveaux rapports de force numériques
Cette année, la réflexion change encore d’échelle. Avec son Édition spéciale Afrique, la Rentrée Numérique veut interroger la place du continent dans un environnement international où la maîtrise des technologies et des données devient un attribut de puissance. A en croire les organisateurs, le numérique ne sert désormais plus uniquement à moderniser les services : il influence les économies, les sociétés et les rapports de puissance entre États. Pour l’Afrique, l’enjeu consiste donc à profiter des opportunités offertes par l’innovation tout en réduisant les dépendances technologiques, en protégeant ses ressources numériques et en faisant face aux risques liés à la cybersécurité et à la désinformation.
Pour Aïssatou Kassé, le risque serait justement de voir l’Afrique rester “un simple spectateur” de la compétition mondiale autour des données et de l’intelligence artificielle. La rencontre de Dakar doit ainsi contribuer à faire converger les expertises et à favoriser une mutualisation des intelligences et des moyens à l’échelle du continent.
Les objectifs affichés sont multiples : mieux comprendre les enjeux géostratégiques du numérique pour l’Afrique, analyser son rôle dans les économies et les sociétés, anticiper les risques liés à l’intelligence artificielle et à la désinformation, identifier les menaces sur la stabilité et la sécurité, mais aussi proposer des solutions pour renforcer la souveraineté numérique africaine.
Cinq panels au programme
Pendant deux jours, les participants se retrouveront autour de cinq panels thématiques. Les discussions porteront notamment sur la manière de concilier les avancées de l’intelligence artificielle avec les objectifs de croissance des entreprises et des économies, ainsi que sur le financement de l’avenir numérique africain entre souveraineté et accès universel.
Les échanges aborderont également les opportunités et les menaces de l’IA pour les États, les économies et les sociétés, les réponses à apporter face à la guerre économique et à la désinformation, ainsi que l’adaptation des organisations et des salariés aux transformations provoquées par l’intelligence artificielle.
Décideurs politiques, administrations, législateurs et régulateurs, institutions africaines et internationales, startups, innovateurs, investisseurs, chercheurs, universitaires, étudiants, société civile et médias sont notamment attendus à Dakar.
Au-delà des discussions, l’ambition affichée pour cette 5ᵉ édition est de parvenir à des résultats concrets. Aïssatou Kassé évoque notamment la perspective d’une charte ou d’un plan d’action unifié, qui pourrait constituer une feuille de route en faveur de la souveraineté numérique du continent.
Car pour GAINDE 2000, cette édition doit être plus qu’un événement. La note conceptuelle la présente comme un espace de dialogue et d’action destiné à rassembler les acteurs clés, construire une vision commune et faire du numérique un levier de développement, de souveraineté et de stabilité pour l’Afrique.
Rendez-vous les 8 et 9 septembre 2026 au Noom Hôtel de Dakar.