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Koly Sall, au nom de la souveraineté numérique pour l’Afrique

Koly Sall, au nom de la souveraineté numérique pour l’Afrique

De son enfance à Thialaga, dans le département de Podor (Nord Sénégal), aux rues bruyantes et lumineuses de Paris, Koly Sall, grand passionné de numérique, a beaucoup vécu et appris. Aujourd’hui, ce consultant Data Manager pour le groupe Accor milite fortement en faveur d’une plus grande maitrise des données sur le continent.

Avec ses excellentes notes en Mathématique et Physique-Chimie obtenues au Lycée de Ndioum, koly Sall se rêvait déjà ingénieur. Ce qui ne tarde pas à se réaliser pour l’enfant du Fouta. Passé par l’École Supérieure Polytechnique et l’Institut Supérieur d’Informatique, le jeune homme gravit, sans discontinuer, les échelons jusqu’à décrocher un Master 2 en MIAGE à la prestigieuse Université Paris-Dauphine après avoir intégré l’Université Paris 13. « Lorsque je quittais le Sénégal, à l’époque, j’avais 23 ans, pour poursuivre mes études, à la quête du savoir et de l’expérience », raconte-t-il, se félicitant d’avoir eu des « propositions d’embauche » avant même de terminer ses études.

Ayant travaillé par le passé pour la Banque de France, la Banque de Luxembourg, le Crédit Agricole CIB et le groupe Renault, ce ressortissant sénégalais revendique une solide expérience dans la maitrise des données. D’ailleurs, c’est en Data Specialist qu’il aborde la souveraineté numérique de nos pays. « C’est plus que nécessaire et nous sommes dans un monde digital », souligne-t-il, non sans plaider pour la résorption du gap numérique, sur le continent. Et, de son avis, ça passerait par « le renforcement et la modernisation de l’infrastructure et l’esprit entrepreneurial autour du numérique » pour permettre à l’Afrique de « disposer de solutions faites par des Africains », sensibilise l’expert en données plus que jamais décidé à revenir travailler au Sénégal.

Et dans la perspective de ce retour, l’intéressé ne manque pas d’idées : « Mes grands projets dans le digital, c’est de monter une entreprise de services numériques pour accompagner les entreprises africaines et également des particuliers, en plus d’un incubateur visant à accompagner nos frères et sœurs porteurs de projets », confie-t-il. Loin de son pays natal, mais particulièrement attaché au développement de son terroir, Monsieur Sall se dit préoccupé par la problématique de la formation des jeunes. Il estime que la priorité doit être accordée aux nouveaux métiers du numérique, même s’il s’alarme de la multiplication des écoles de formation, au Sénégal.

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