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Mohamed Hapté Sow quitte Jumia Sénégal

Mohamed Hapté Sow quitte Jumia Sénégal

Porté à la tête de Jumia Sénégal depuis février 2018, Mohamed Hapté Sow vient de rendre le tablier pour rejoindre le milieu des fintechs. L’ancien Project Manager à BNP Paribas Personnal Finance veut relever de nouveaux défis.

Discret, mesuré, disponible, Mohamed Hapté Sow est reparti comme il était venu. Aux commandes de Jumia Sénégal pendant plus de quatre ans, cet homme effacé, mais d’une finesse intellectuelle sans nul autre pareil, a contribué, à sa manière, à la promotion et au développement du commerce électronique à l’échelle africaine. S’agit-il d’une chance ou plutôt d’un gros challenge ? L’histoire retiendra que c’est sous son magistère que le groupe fondé en 2012 (même s’il ne dirigeait pas, à l’échelle continentale) a fait son entrée remarquée à la Bourse de New York, au moment où les observateurs et autres experts de la chose digitale s’y attendaient, certainement, le moins.

Des actions mémorables aux commandes de Jumia Sénégal

Ce jour d’avril 2019, il nous fait venir dans ses locaux situés sur la Voie de Dégagement Nord (à quelques mètres du siège de Sonatel) pour nous entretenir, en exclusivité, de cette grosse affaire boursière. Le moment était lourd. Les enjeux énormes. Mais, avec un sens prononcé de la pédagogie, notre hôte tente de nous expliquer pourquoi la plateforme dite panafricaine de e-commerce était bien fondée à rejoindre la Bourse de New York. Mais il retient le plus, parmi ses « plus belles réalisations », la croissance qu’il dit avoir pu apporter au business de Jumia. « A mon arrivée, on n’avait même pas encore d’entrepôts. Aujourd’hui, on a deux entrepôts » avec, « à peu près 6.000 mètres carrés sur Dakar. On a une centaine de points relais qui ont été fait et ça continue. On a eu des partenariats avec des stations-service et la Poste du Sénégal », détaille-t-il, soulignant que sa fierté, « c’est d’avoir pu », d’une part, « contribuer à la formation des Sénégalais, des jeunes sortis des écoles, des stagiaires » et d’autre part, d’avoir fait revenir d’autres Sénégalais au pays en les ayant recrutés à l’étranger « pour venir participer à Jumia ». Plus globalement, le désormais ex-patron de Jumia se dit ravi d’avoir pu aider au développement de son pays d’origine.

L’avenir, après l’étape Jumia

En ce qui concerne les perspectives, Monsieur Sow, qui a passé une bonne partie de sa carrière à l’étranger, ne veut pas dévoiler le nom de son nouveau recruteur. « Ce n’est ni chez Wave, ni chez Orange », exclut-il déjà, même s’il précise avoir atterri au sein d’une fintech. Un domaine qu’il doit bien connaître pour être passé dans l’univers BNP Paribas. « J’étais venu du Canada et m’établir au Sénégal pour Jumia. Je continue à croire à ma capacité à contribuer au développement du Sénégal et de l’Afrique, de manière générale. Mes projets futurs vont s’orienter dans ce sens-là », en restant « toujours dans l’écosystème numérique et dans la fintech de manière plus précise », se confie l’ancien cadre à Nestlé Nespresso SA et Plan Net France qui dit avoir un « regard très positif sur l’avenir du e-commerce en Afrique ».

(Re)voir le spécial “Après-Midis de la Tech” avec l’intéressé, sur la situation du e-commerce au Sénégal

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