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Un quotient digital (QD) type-2024 sur l’autel de la résilience et de l’agilité imposées par le cyberespace

Un quotient digital (QD) type-2024 sur l’autel de la résilience et de l’agilité imposées par le cyberespace

A – Un quotient digital (QD) type-2024 :

Les avancées scientifiques et progrès technologiques ont tout l’itinéraire d’une vitesse exponentielle qui place la cybersécurité entre chocs et développements, donc entre résilience et agilité. Au rythme où vont les évolutions numériques, d’aucuns cueillent des fruits pour promettre pendant que d’autres pistonnent des astuces pour compromettre. Il y a, à la fois, pour la cybersécurité, à ériger des ponts pour connecter le monde et à dresser des murs pour sauver les communautés.

Particulièrement, il ne sert à rien de mettre à jour nos applis si nous ne sommes pas à jour.

Travailler notre culture numérique participe à développer notre quotient digital, de sorte à distinguer le canular de la réalité, le semblant du sérieux et le flair de l’éclair.

Les âmes au quotient digital pitoyable ont l’esprit hanté par le spectre du premier à réagir, le syndrome du premier à partager, avec une méconnaissance insoupçonnée de leur navigation dans une poubelle numérique.

Leur coffret mental les inhibe à regarder le monde avec des lunettes du passé. Pourtant dans une galaxie euphorique, ils sont pour autant la galerie à amuser.

Hélas, dans un cyberespace des raccourcis, les plus prompts à tout expliquer sont parfois les moins bons en la compréhension des profondeurs.

De l’errance dans une poubelle numérique par manque d’occupation n’est pas un carcan bienfaiteur.

Psychologiquement, le manque d’occupation utile est un déclencheur d’un état mental en désordre. L’être est chagriné par des frustrations, intoxiqué par ses comportements de faiblesse, pressé par ses pensées négatives, qui peuvent emmener à se compenser par la manipulation pour attirer l’attention.

De la flemme et de la négligence incompatibles avec les chantiers de gestion de la e-réputation : les appétits de l’intellect interpellé.

Les adeptes des raccourcis sont en conflit perpétuel avec leur paresse intellectuelle qui n’honore jamais leur accomplissement scientifique et leur épanouissement professionnel.

Il aura suffi d’agir avec grandeur devant l’essentiel et prendre de la hauteur devant le sensationnel, pour fumer le calumet de la paix avec le bon équilibre mental, favorable à l’éclosion d’un quotient digital (QD) type-2024, d’une bonne hygiène numérique.

B – La cybersécurité, une épreuve de résilience et d’agilité dans le cyberespace :

  1. Qu’est-ce que la cybersécurité ?

En termes simples, la cybersécurité c’est la protection des données et des systèmes informatiques contre les menaces numériques. Ces menaces peuvent être de différentes natures (intentionnelles ou accidentelles) et sont à même d’exposer vos vulnérabilités (faiblesses) aux virus, verres, spams, forums, logiciels malveillants (Trojan, espiogiciel, etc.) entre autres. La mise en exécution d’une menace s’appelle une attaque ; il existe des attaques par ingénierie sociale, déni de service, intrusion, rebond, porte dérobée, vol de sessions, etc.

  1. Pourquoi la cybersécurité ?

En tous les cas, la cybersécurité est importante pour tout le monde, particuliers comme structures (entreprises, État, ONG, organismes communautaires). 

Les particuliers utilisent des services numériques de e-learning, de e-commerce, de e-santé, de fintech, etc. procédant par contrôle d’identité et d’intégrité physique joint au principe de non-répudiation, pour la disponibilité des ressources, la traçabilité des articles et la validité des transactions entre autres.

Les structures explorent la géolocalisation, les assistants vocaux, la reconnaissance faciale, la vidéosurveillance, la vidéo-analytique, les cartes magnétiques, etc. soit à travers des réseaux de capteurs et détecteurs de mouvement, soit grâce à des serveurs distants capables de tracer/traquer la mobilité des personnes et la logistique afin d’assurer un usage ergonomique et éco-responsable des technologies réelles, actifs informatiques applicatifs et infrastructures virtuelles.

  1. Que faire face aux menaces numériques ?

D’une part, les particuliers doivent protéger leurs données personnelles, comme leurs informations bancaires, leurs coordonnées ; les entreprises doivent protéger leurs données sensibles, comme les informations financières, les données clients.

D’autre part, les États doivent aspirer à une souveraineté numérique et protéger leurs citoyens ; les organismes doivent sécuriser leurs espaces communautaires pour leur crédibilité et leur marque de confiance, et les ONG doivent conforter l’élan de leurs actions caritatives et légitimer leur approche doctrinale.

L’un dans l’autre, ce sont les enjeux qui déterminent les moyens investis en cybersécurité (approche QHSE/DUERP), jusqu’à la cyberdéfense (Armées), associant prévention et réactivité/proactivité afin de juguler résilience et agilité. Le préalable à toute politique de sécurité reste le diagnostic SWOT/FFOM.

  1. Comment se protéger des attaques informatiques ?

Il existe de nombreuses mesures de cybersécurité que l’on peut mettre en place pour se protéger, tant pour les particuliers (le plus souvent du côté applicatif) que pour les structures (le plus souvent du côté physique et logique). Ces mesures peuvent être techniques, comme l’utilisation d’un antivirus ou d’un pare-feu, ou comportementales, comme la création de mots de passe forts ou la prudence lors de l’ouverture de liens ou de pièces jointes dans des emails.

Voici quelques exemples de mesures de cybersécurité :

  • Élaborer un plan d’entretien et de maintenance préventive de vos appareils électroniques, en plus d’une ToDoList pour une navigation responsable (exemple du T.H.É en milieu professionnel).
  • Utiliser des mots de passe forts et uniques pour chaque compte (robustesse des accès).
  • Activer l’authentification à deux facteurs (2FA) ou encore vérification en deux étapes.
  • Lire les retours d’expérience sur les applications souhaitées et s’abstenir de se robotiser sur “suivant”, compte non tenu des politiques de confidentialité.
  • Mettre à jour régulièrement ses logiciels/applicatifs et OS (ex smartphone).
  • Se déconnecter après l’utilisation de services à base d’authentification.
  • Faire attention aux liens et aux pièces jointes dans les emails.
  • Ne pas télécharger de fichiers provenant de sources inconnues.
  • Utiliser un antivirus, logiciel de balayage (ex. Nmap) et un pare-feu (ex. Fortinet).

La cybersécurité est un sujet complexe, mais il est important de connaître les bases pour se protéger des menaces numériques. Si la sécurité informatique se concentre sur la protection des actifs informatiques contre toutes les menaces, la cybersécurité se concentre sur la protection des systèmes informatiques contre les seules menaces sur le cyberespace.

Voici quelques conseils supplémentaires pour se protéger en ligne :

  • Travaillez votre culture numérique pour ne pas être obsolète/dépassé, dans le temps et dans l’espace (curiosité intellectuelle).
  • Suivez les évolutions matérielle et logicielle, en mettant plus l’accent sur les performances que sur les tendances.
  • Soyez prudent lorsque vous utilisez des réseaux Wi-Fi publics (signaux parasites, etc.).
  • Faites attention à ce que vous partagez sur les réseaux sociaux (e-réputation, profilage, CDP).
  • Faites des sauvegardes régulières de vos données (Cloud).
  • Soyez vigilant lorsque vous effectuez des achats en ligne.

À la faveur d’un quotient digital qui se déploie responsable et autonome dans le cyberespace cher à William Gibson, monter en compétences numériques et grandir en talents créateurs est le challenge que 2023 laisse aux usages et usagers du numérique à partir de 2024. L’obsolescence des applis bloquent des fonctionnalités au même titre qu’un regard du monde avec des lunettes du passé accroît votre vulnérabilité numérique, par la caducité de notre si réduite expérience digitale dans un béant terreau fertile. Nous sommes dans un monde où les objets connectés deviennent de plus en plus nos collaborateurs domestiques et professionnels. Ne sommes-nous pas des objets connectés à des intelligences artificielles qui guident notre quotient digital ?

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Papa DIOP

Professeur d’Informatique certifié
Systèmes d’information et bases de données
Audit et Sécurité informatique

Entrepreneur social et du numérique éducatif
Directeur-Fondateur de Success4All Promoting
Concepteur et Formateur Soft Skills

Auteur aux Éditions universitaires européennes (EUE) et aux Presses académiques francophones (PAF)

Mobile : (+221) 77 948 52 29

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